l’histoire d’une valeur

 

Je vous ai dit que le blog est parfois comme un journal intime ! Et quoi de plus intime que de parler de valeurs qui font de moi qui je suis. Celles qui m’ont fait grandir aussi. Oser les affirmer est ce qui m’a manqué.

Là je rejoins les limites. De ce qui est acceptable pour moi de supporter, jusqu’à quel point ce que j’entends, ce que je vois m’affecte, jusqu’à quel point je laisse passer au détriment de ma valeur ?

Je vous raconte aujourd’hui l’histoire d’une valeur en particulier. 

Ce que j’écris est très personnel. Mais je continue car c’est important de se rendre compte à quel point (décidément, c’est le mot du jour !) j’en suis tombée malade!

Conséquences : une dégringolade à force d’endurer ces atteintes à ce qui compte pour moi.

Remise en question, beaucoup de réflexion du style “ça doit être moi, je ne suis pas assez,…” ou “je suis trop…”

Tout cela a entrainé une sous estimation, un manque de confiance, une méconnaissance de moi même. Je ne savais plus quoi penser, je ne savais plus si ce que je pensais était juste !

Je voulais tout simplement ne pas perdre mes amis, quitte à bafouer mes valeurs. C’est avec le recul que je peux dire ça, maintenant. Quand on est dans l’action, dans le moment présent, on ne s’en rend pas forcément compte. En tout cas, je ne m’en rendais pas compte.

Autant vous la nommer tellement elle est importante à mes yeux. Tellement elle a été saccagée dans mon esprit, mon cœur et mon corps, à en ressentir un mal être physique.

C’est le Respect. Le respect du genre humain, de la nature, l’alliance entre “ce que je dis et ce que je fais”.

Je ne vais pas rentrer dans les détails, le contenu. Ce qui me parait essentiel dans ce que je vous écris, c’est le cheminement du mal être qui s’est installé.

A l’origine, c’est une recherche d’appartenance à un groupe, au boulot. Nouvelle vie, nouveaux amis. Comme lorsqu’on déménage, il faut tout recommencer. Créer du lien, avoir une appartenance sociale, c’est ce que je recherchais à l’époque. C’était plus facile pour moi sur mon lieu de travail.

Je fais souvent ce comparatif entre une relation amicale et amoureuse. La découverte est aveuglément passionnée, l’acceptation est normale et nécessaire pour construire une relation durable.

Au bout de quelque temps, j’appartenais à ce groupe, soudé, solide, des promesses d’amitiés d’une vie.

Je souriais aux blagues “salaces”, sans jamais rire franchement. Salace n’est pas tout à fait le bon mot, je dirai plutôt “aux blagues de genre”, sur l’humain dans sa singularité, les homos en particulier. Je souriais jaune.

Mais je ne disais rien, face au groupe. Le groupe auquel je voulais appartenir importait sans doute plus.

J’ai laissé couler. J’ai laissé longtemps, très longtemps dire. Parce qu’il n’y avait pas vraiment d’animosité non plus, c’était juste des blagues. Qui ne me faisaient plus rire, ni sourire. Qui me mettaient mal à l’aise parce que la valeur du respect était trop négligée.

Je ne me suis pas rendue compte immédiatement de l’impact sur moi, des blessures intérieures qui s’accumulaient petit à petit dans mon cœur. Je me sentais seule face au groupe.

J’en étais venue à me demander ce qui clochait chez moi, comme je l’ai écrit pus haut “ça doit être moi, je ne suis pas assez,…” ou “je suis trop…”

Et cette amitié était celle du travail, vous vous souvenez ? Alors je fais quoi moi ?

Je ne pose pas de limites, j’encaisse des petites choses qui ne sont pas bien graves mais qui ont touché profondément ma valeur du respect.

J’ai rompu. Toutes les personnes dans le groupe n’étaient pas concernées, mais c’était rompre avec tout le groupe ou rien du tout.

Le besoin de respecter ma valeur a supplanté au besoin d’appartenance.

Au boulot, j’étais mal. Cumulé à un besoin de changement par rapport à d’autres valeurs liées au travail en lui même (je vous en parlerai dans un autre article), je voulais arrêter ce job de rêve, ce n’était plus possible.

Difficile d’arrêter après 22 ans de boulot. Alors j’ai fait une sciatique paralysante et je remercie mon corps.

Ce que je retiens : poser les limites de ce qui est acceptable pour moi, prendre soin de mes valeurs, nourrir un besoin EN ACCORD avec mes valeurs. Car une valeur bafouée touche le cœur, mon essence. J’ai laissé le besoin d’appartenance prendre le dessus sans m’écouter.

Une leçon de vie, pour moi…

J’ai choisi la photo de la statuette qui trône à l’atelier pour illustrer l’article. Je la trouve apaisante, sereine et simple.

Elle représente l’alignement parfait qui permet d’accéder au bien être. C’est quoi être alignée au juste ? Hmm… ça pourrait faire l’objet d’un autre article ça !  En 2 mots, c’est être en accord entre ce que l’on pense, ce que l’on fait, être au plus juste de ses valeurs.

Il y a beaucoup de choses à dire à ce sujet, et je pense sincèrement que je pourrai faire un autre article !

 

Merci de prendre le temps de lire !

 

Au plaisir, 

 

Christine Andrieu

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